
Par Marc Schneider Fondateur et rédacteur d’Observateur de la Vie et la Science, magazine indépendant
Article publié le 12/10/2026 09:15
Nous parlons souvent du bonheur comme d’une affaire personnelle. Il faudrait sourire davantage, voir le bon côté des choses, penser positivement ou apprendre à relativiser. Mais avant de demander à quelqu’un pourquoi il ne sourit pas, peut-être faudrait-il commencer par lui demander dans quel environnement il passe ses journées.
Nous ne vivons pas dans le vide. Dès l’enfance, notre quotidien se construit au contact d’une famille, d’une école, d’autres personnes, puis du monde du travail et de différentes institutions. Nous recevons des encouragements, mais aussi des jugements, des évaluations et parfois des étiquettes qui peuvent nous accompagner longtemps.
Certaines personnes évoluent dans un environnement qui correspond à leurs aspirations. Elles peuvent y trouver une place, développer leurs capacités, gagner en confiance et construire progressivement la vie qu’elles souhaitent. Pour d’autres, le décalage peut être beaucoup plus important. Que devient alors le sourire lorsque, jour après jour, une personne a le sentiment de ne pas être à sa place ? Cette question me parle personnellement.
Il m’est arrivé de me rendre au travail avec un visage fermé, triste ou simplement sans enthousiasme. On m’a déjà fait remarquer cette expression, comme s’il fallait que je cesse de montrer ce visage. Avec le recul, cette remarque m’interroge toujours. Pourquoi demander à quelqu’un de changer l’expression de son visage avant de chercher à comprendre ce qui, dans son environnement, lui fait perdre le sourire ?
Je ne pense pas qu’un environnement professionnel doive être parfait pour que l’on puisse s’y épanouir. Aucun ne l’est. On m’a d’ailleurs plusieurs fois présenté le milieu ordinaire comme un « monde de loups », fait de concurrence, de difficultés et de rapports humains parfois compliqués. Je le sais.
Mais connaître les difficultés d’un environnement ne signifie pas être incapable d’y évoluer. Des personnes en situation de handicap travaillent elles aussi en milieu ordinaire, parfois avec les adaptations ou l’accompagnement dont elles ont besoin. La véritable question n’est donc peut-être pas de trouver un monde sans difficultés.
Elle est de pouvoir trouver sa place dans un environnement dont les difficultés, les possibilités et le fonctionnement correspondent davantage à la vie que l’on souhaite construire. Et pourtant, même lorsque nous quittons notre lieu de travail, notre école ou les autres espaces de notre quotidien, un deuxième environnement nous accompagne désormais presque partout. Il tient dans notre poche.
Notre esprit vit aussi dans un environnement informationnel Notre esprit ne vit pas seulement dans un environnement physique. Il vit aussi dans un environnement informationnel.
Notre esprit vit aussi dans un environnement informationnel
Notre esprit ne vit pas seulement dans un environnement physique. Il vit aussi dans un environnement informationnel. Chaque jour, une quantité considérable d’informations peut entrer dans notre quotidien sans que nous soyons nécessairement partis à sa recherche. Il suffit d’allumer la télévision, d’ouvrir un réseau social ou simplement de regarder son téléphone pour être confronté aux événements qui se produisent partout dans le monde.
Guerres, catastrophes, crises économiques, faits divers, conflits politiques, inquiétudes environnementales ou nouvelles polémiques peuvent ainsi se succéder sur un même écran en seulement quelques minutes. Bien sûr, ces événements existent et certains méritent d’être portés à notre connaissance. Être informé est important. Mais être informé signifie-t-il devoir être continuellement exposé à ce qui va mal ?
Cette distinction me semble essentielle. Une personne peut avoir passé une journée relativement calme. Elle peut avoir travaillé, marché, discuté, créé quelque chose, écouté de la musique ou simplement vécu une journée ordinaire. Pourtant, quelques minutes passées devant un fil d’actualité peuvent suffire à lui présenter une succession de drames provenant du monde entier. Son environnement immédiat n’a pas nécessairement changé.
Mais l’environnement présent dans ses pensées, lui, vient peut-être de changer. C’est ici qu’une question se pose : à force d’être exposés aux problèmes du monde entier, pouvons-nous finir par avoir l’impression que notre quotidien est lui-même entouré de menaces, même lorsque celles-ci ne se trouvent pas directement autour de nous ? Et surtout : quelle place reste-t-il aux événements positifs, aux progrès, aux réussites ordinaires et à tout ce qui se passe bien lorsque ce qui va mal capte continuellement notre attention ?
Il suffit d’ailleurs de comparer deux situations. Passer une heure à marcher dans un environnement calme, discuter avec quelqu’un, écouter de la musique ou se consacrer à une activité que l’on apprécie ne produit pas nécessairement le même état d’esprit que passer cette même heure à faire défiler une succession de mauvaises nouvelles. Pourtant, dans les deux cas, le monde extérieur est exactement le même.
Ce qui change, c’est la partie du monde à laquelle nous avons choisi — ou parfois simplement accepté — d’accorder notre attention. Cette distinction est importante, car notre téléphone nous donne aujourd’hui accès à une quantité d’informations qu’aucune génération précédente n’avait probablement eu la possibilité de recevoir aussi rapidement et aussi continuellement. Un événement dramatique peut se produire à l’autre bout de la planète et apparaître quelques instants plus tard sur l’écran que nous tenons dans notre main.
Cette possibilité représente évidemment un progrès considérable pour l’accès à l’information. Nous pouvons découvrir ce qui se passe ailleurs, comprendre certaines réalités, suivre des événements importants et accéder à une diversité de sources autrefois beaucoup moins accessible. Mais cette abondance possède également une autre face. Notre esprit est-il réellement fait pour porter quotidiennement une partie des inquiétudes du monde entier ?
Nous pouvons apprendre, parfois en quelques minutes, qu’une guerre continue quelque part, qu’une catastrophe vient de se produire ailleurs, qu’une crise inquiète un pays, qu’un fait divers dramatique bouleverse une ville et qu’une nouvelle polémique agite les réseaux sociaux. Toutes ces informations peuvent être vraies.
Mais leur accumulation peut-elle finir par produire une représentation du monde différente de celui que nous rencontrons directement dans notre vie quotidienne ? Car pendant que notre écran nous présente une succession de drames, une immense partie de la vie humaine continue également sans faire la une.
Des enfants apprennent quelque chose de nouveau. Des chercheurs avancent dans leurs travaux. Des personnes tombent amoureuses. D’autres retrouvent un emploi, terminent un projet, guérissent, s’entraident, créent une entreprise, plantent des arbres, écrivent, construisent, inventent ou passent simplement une bonne journée. Ces événements existent eux aussi.
Ils possèdent simplement une caractéristique particulière : ils ne constituent pas toujours une actualité spectaculaire. Une journée pendant laquelle rien de dramatique ne s’est produit dans notre environnement immédiat n’enverra probablement aucune notification sur notre téléphone.
Et c’est peut-être là que se trouve l’un des paradoxes de notre époque : nous pouvons vivre personnellement une journée relativement paisible tout en ayant, à travers nos écrans, l’impression d’avoir traversé toutes les inquiétudes de la planète. Cela ne signifie pas qu’il faudrait détourner les yeux des guerres, de la pauvreté, des injustices, des catastrophes ou des difficultés de notre société. Une information qui dérange peut être indispensable. Elle peut permettre de comprendre, d’alerter, de témoigner et parfois même de faire évoluer les choses.
La question n’est donc pas de choisir entre un monde entièrement positif et un monde entièrement négatif. Elle consiste plutôt à nous demander quelle représentation du monde se construit lorsque ce qui va mal occupe une place disproportionnée dans ce que nous regardons quotidiennement. Et cette question devient encore plus importante lorsque l’information n’est plus quelque chose que nous allons volontairement chercher.
Elle vient désormais parfois nous chercher elle-même. Une notification apparaît. Une vidéo nous est recommandée. Un article surgit dans un fil d’actualité. Une polémique que nous ne connaissions pas quelques secondes auparavant se retrouve devant nos yeux. Puis une autre publication arrive, suivie d’une autre. Petit à petit, la frontière entre s’informer volontairement et être continuellement exposé à l’information devient beaucoup moins évidente.
Peut-être faudrait-il alors considérer notre environnement informationnel avec autant d’attention que notre environnement physique. Nous choisissons parfois les personnes que nous fréquentons, les endroits où nous allons, les activités auxquelles nous consacrons notre temps. Pourquoi ne réfléchirions-nous pas également à ce que nous autorisons à occuper quotidiennement nos pensées ? S’informer sur le monde reste important. Mais connaître les malheurs du monde ne devrait peut-être pas nous obliger à les transporter avec nous à chaque instant de notre journée.
Pourquoi les mauvaises nouvelles captent-elles autant notre attention ?
Si les informations négatives occupent une place aussi importante dans notre environnement informationnel, une question apparaît naturellement : pourquoi parviennent-elles aussi facilement à attirer notre attention ? Un danger, un accident, un conflit, une menace ou un événement inquiétant peuvent immédiatement éveiller notre curiosité. Nous voulons comprendre ce qui s’est passé, savoir si la situation pourrait nous concerner, quelles seront les conséquences et parfois ce qui arrivera ensuite.
Une information positive ne provoque pas toujours le même sentiment d’urgence. Un titre annonçant une catastrophe, une nouvelle crise ou une situation inquiétante peut donner l’impression qu’il faut immédiatement en savoir davantage. À l’inverse, apprendre qu’une situation s’améliore, qu’un projet a réussi ou que des milliers de personnes ont simplement passé une journée normale ne provoque pas nécessairement le même réflexe.
Cela ne signifie pas que l’être humain aime les mauvaises nouvelles. Cela ne signifie pas non plus que tous les médias cherchent volontairement à effrayer leur public. Mais notre attention est devenue une ressource extrêmement convoitée. À la télévision, sur les sites d’information et encore davantage sur les réseaux sociaux, chaque contenu se retrouve en concurrence avec une multitude d’autres. Il faut parvenir à nous faire arrêter de défiler, regarder, cliquer, lire, commenter ou partager.
Et dans cette bataille pour notre attention, la peur, la colère, la surprise ou l’indignation peuvent devenir particulièrement puissantes. Une question assez dérangeante apparaît alors : Si ce qui nous inquiète ou nous choque est aussi ce qui attire le plus facilement notre attention, notre environnement informationnel peut-il progressivement finir par privilégier ce qui nous maintient dans l’inquiétude ?
Quand l’exceptionnel devient notre quotidien
Il existe également un paradoxe. Un train qui arrive normalement à destination fera rarement la une des journaux. Un accident ferroviaire grave, en revanche, deviendra légitimement une information. Des millions de personnes peuvent aller travailler, rentrer chez elles, discuter, rire, rencontrer quelqu’un, réaliser un projet ou simplement passer une journée sans événement dramatique. Tout cela constitue également la réalité d’une journée.
Mais cette réalité ordinaire produit rarement une alerte sur notre téléphone. À force de consommer de l’information, quelque chose d’étrange peut alors se produire : ce qui demeure exceptionnel dans la réalité peut devenir quotidien sur nos écrans.
Ce que nous voyons peut être vrai, sans pour autant représenter à lui seul toute la réalité.
Quand les conditions de vie limitent les possibilités de s’épanouir
Nous parlons souvent du bonheur comme d’un état d’esprit que chacun devrait apprendre à cultiver. Pourtant, notre capacité à profiter de la vie dépend aussi des possibilités concrètes qui s’offrent à nous. Sortir, voyager, rencontrer de nouvelles personnes, participer à des activités, découvrir des lieux ou simplement consacrer du temps à ce qui nous passionne sont autant d’expériences susceptibles de contribuer à notre bien-être.
Mais tout le monde ne dispose pas des mêmes possibilités. Le coût de la vie, les difficultés financières, les contraintes professionnelles, les problèmes de mobilité, l’isolement social ou encore le manque d’activités accessibles peuvent progressivement réduire les occasions de vivre ces expériences.
Une personne peut avoir envie de sortir davantage, de rencontrer du monde ou de réaliser certains projets sans nécessairement disposer des moyens, des opportunités ou de l’environnement favorable pour le faire. Peut-on alors considérer que le bonheur relève uniquement d’un choix personnel lorsque les possibilités de construire une vie épanouissante sont elles-mêmes inégalement réparties ?
Quand la vie sociale devient plus difficile à construire
Les relations humaines occupent également une place importante dans notre quotidien. Avoir quelqu’un avec qui discuter, partager une activité, rire, découvrir quelque chose ou simplement passer un moment agréable peut contribuer au sentiment d’appartenance et au bien-être.
Pourtant, rencontrer de nouvelles personnes n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît. Avec les années, les habitudes s’installent. Les emplois du temps peuvent devenir contraignants, certaines relations s’éloignent et les occasions de faire de nouvelles rencontres peuvent se raréfier. Les espaces de sociabilité existent, mais encore faut-il pouvoir y accéder, s’y sentir à sa place et y trouver des personnes avec lesquelles créer des liens.
L’isolement n’est pas nécessairement le résultat d’un manque d’envie de rencontrer les autres. Il peut aussi être lié à un environnement qui offre peu d’occasions de le faire. Une personne peut parfaitement apprécier la solitude à certains moments tout en regrettant de ne pas avoir davantage de possibilités de partager des expériences avec d’autres. Et lorsqu’une telle situation se prolonge, elle peut contribuer à un sentiment de décalage entre la vie que l’on mène et celle que l’on aurait aimé construire.
Quand les projets restent des envies. Il existe également une autre dimension du bien-être : celle de pouvoir se projeter dans l’avenir. Apprendre une nouvelle activité, changer d’environnement, découvrir une passion, voyager, rencontrer quelqu’un ou construire un projet personnel peut donner une direction à notre quotidien.
Mais lorsque les contraintes s’accumulent, certaines envies peuvent être continuellement repoussées. Pas nécessairement parce qu’elles sont irréalistes, mais parce que les conditions permettant de les réaliser ne sont pas toujours réunies. À force de reporter ce que l’on aimerait vivre, une question peut finir par apparaître : combien de temps peut-on continuer à attendre que les circonstances deviennent favorables pour commencer à construire la vie que l’on souhaite ?
Il ne s’agit pas de prétendre que la société serait responsable de chaque difficulté individuelle. Nos choix, nos circonstances personnelles et les événements imprévus jouent également un rôle.
Mais il serait tout aussi réducteur d’ignorer l’influence de notre environnement économique, social et professionnel sur les possibilités qui s’offrent à nous. La bonne humeur ne dépend pas uniquement de ce que nous possédons ou de ce que nous pensons. Elle peut aussi être nourrie par ce que nous avons la possibilité de vivre.
Et peut-être que, derrière certains visages fermés, il ne se cache pas simplement un manque de positivité, mais aussi des expériences espérées, des rencontres qui n’ont pas eu lieu et des projets qui attendent encore de pouvoir exister.
Pourquoi demande-t-on si souvent aux individus de s’adapter à leur environnement ?
Dès notre enfance, nous apprenons à nous adapter. À l’école, nous devons respecter des horaires, suivre des règles, répondre à des attentes et trouver notre place parmi les autres. Plus tard, dans le monde professionnel, nous retrouvons cette nécessité de nous adapter à une organisation, à des méthodes de travail, à une hiérarchie et à des exigences parfois très différentes de nos aspirations personnelles.
Cette capacité d’adaptation est évidemment importante. Vivre en société implique de tenir compte des autres, d’accepter certaines contraintes et de faire des compromis.
Mais une question mérite d’être posée : pourquoi l’effort d’adaptation semble-t-il parfois reposer principalement sur l’individu, plutôt que sur une recherche d’équilibre entre ses besoins et son environnement ? S’adapter, mais jusqu’à quel point ? Lorsqu’une personne rencontre des difficultés dans un environnement, la première réaction consiste parfois à lui demander de faire davantage d’efforts, de changer son comportement, de modifier son attitude ou d’apprendre à accepter sa situation.
On lui conseille de prendre sur elle, de relativiser, de faire preuve de patience ou de regarder les choses autrement. Ces conseils peuvent être utiles dans certaines circonstances. Mais ils ne répondent pas nécessairement au problème lorsque celui-ci provient aussi d’un environnement qui ne correspond pas aux besoins ou aux aspirations de la personne.
Peut-on demander indéfiniment à quelqu’un de s’adapter à une situation sans jamais se demander si cette situation devrait, elle aussi, évoluer ? Prenons l’exemple d’une personne qui ne s’épanouit pas dans son environnement professionnel. Elle peut accomplir ses tâches, respecter les règles et faire les efforts attendus, tout en éprouvant un profond sentiment de décalage avec la vie qu’elle souhaiterait construire.
Si cette personne exprime son envie de changer, de progresser ou de découvrir un autre environnement, il serait réducteur de considérer automatiquement cette aspiration comme un manque d’adaptation. Parfois, vouloir changer d’environnement n’est pas une manière de fuir les difficultés. C’est aussi une façon de rechercher un cadre dans lequel ses capacités, ses aspirations et ses possibilités d’évolution pourraient davantage s’exprimer. L’environnement doit-il lui aussi apprendre à s’adapter ?
Cette réflexion concerne également les personnes en situation de handicap, mais elle ne se limite pas à elles. L’accompagnement, les adaptations et les dispositifs spécialisés peuvent représenter une aide précieuse. Ils permettent à certaines personnes de trouver un cadre répondant à leurs besoins. Cependant, les besoins et les aspirations d’un individu peuvent évoluer avec le temps.
Une solution adaptée à une période de la vie ne correspond pas nécessairement à toutes les étapes suivantes. Accompagner une personne devrait donc aussi impliquer de réexaminer régulièrement ses aspirations, son autonomie et les possibilités d’évolution qui s’offrent à elle. Il ne s’agit pas d’opposer systématiquement les environnements protégés et ordinaires, ni de prétendre qu’un seul modèle conviendrait à tout le monde.
Il s’agit de reconnaître que chaque personne possède un parcours différent et que son environnement devrait, autant que possible, pouvoir évoluer avec elle. Et si le problème n’était pas toujours notre attitude ? Revenons maintenant à une question très simple : le sourire, le bonheur.
Lorsqu’une personne paraît triste, démotivée ou peu enthousiaste, nous pouvons être tentés de lui conseiller de sourire davantage ou de changer sa manière de voir les choses. Mais son expression peut aussi être liée à ce qu’elle traverse quotidiennement. Un manque de perspectives, des relations difficiles, un sentiment d’isolement, une activité qui ne correspond pas à ses aspirations ou l’impression de ne pas pouvoir avancer peuvent peser sur son humeur.
Cela ne signifie pas que notre environnement explique à lui seul toutes nos émotions. Notre histoire personnelle, notre santé, notre tempérament et bien d’autres facteurs interviennent également.
Mais demander à quelqu’un de changer son état d’esprit sans examiner les conditions dans lesquelles il vit revient parfois à ne regarder qu’une partie du problème. Et si, au lieu de demander systématiquement aux individus de devenir plus positifs, nous cherchions également à construire des environnements dans lesquels ils auraient davantage de possibilités de s’épanouir ?
Car finalement, le bonheur ne devrait pas être une performance que l’on exige des individus. Il devrait aussi être une possibilité que notre environnement contribue à rendre accessible.